Lettres à Dolly

Lettres à Dolly

Yaël Hassan

Casterman

  • Prenant

    Séparée de sa grand-mère Dolly pour 180 jours, Rébecca ne compte pas l’accepter sans rien tenter. Il est impensable pour elle de rester sans contact avec sa grand-mère adorée. Du coup, elle se met à lui écrire des lettres. Même si l’échange est à sens unique – puisqu’elle ne reçoit jamais de réponse – cela lui fait le plus grand bien. Ainsi, elle confie ses joies, ses peines et ses peurs sur papier.

    Ce sont ces lettres que, nous, lecteurs, nous lisons. Et au fil de ces lettres on apprend à connaître Dolly, Rébecca et sa famille. Les origines de cette séparation forcée se dessinent petit à petit – laissant le lecteur faire de multiples hypothèses – avant de connaître le fin mot de l’histoire lors du dénouement.

    Ce roman est très court, mais l’auteur réussit en très peu de pages à créer du mystère et de la tension. Tout au long de l’histoire, on se demande ce qui a bien pu se passer, pourquoi la grand-mère est retenue loin de sa famille et surtout qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pour diviser ainsi la famille de Rébecca…

    Parlons justement de Rébecca, qui est une adolescente très sympathique. Sa plume est vive, mordante… donnant d’elle l’image d’une jeune fille pleine de vie et de convictions. Je me suis sentie tout de suite proche d’elle. Il faut reconnaître que le fait de lire sa correspondance – où elle confie ses secrets les plus intimes – la rapproche tout de suite du lecteur. Du coup, j’ai compati à sa douleur. L’amour qu’elle porte à Dolly est très fort, on le ressent tout de suite en lisant ses lettres, et cet éloignement la fait atrocement souffrir.

    En conclusion, en quelques pages l’auteur a su construire un vrai mystère, source de tensions et d’interrogations. Ce tout petit livre est un condensé d’émotions qui se dévore en moins d’une heure.