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Le cas Eduard Einstein

Le cas Eduard Einstein

Laurent Seksik

Flammarion

  • 3 janvier 2015

    folie

    Ce roman entre dans l'intimité du second fils d'Albert Einstein, Eduard. On devine, au fil des pages et des descriptions, qu'il est schizophrène. Or, dans les années 30, il n'existait aucune médecine ni aucune thérapie capable, si ce n'est de soigner, du moins d'atténuer les souffrances de ces malades.

    On perçoit la détresse d'une mère qui prend tout de même les choses en main, et celle du père qui, exilé par contrainte, ne peut que suivre de loin la vie recluse de son fils. Père qui doit également faire face à de nombreux problèmes personnels.

    La relation parents-enfants n'est jamais simple ; le dialogue père-fils parfois impossible. Tout le monde en souffre, et ceux qui sont les plus fragiles tombent les premiers.

    Trois voix, dans ce roman, qui racontent cette communication impossible.

    Une lecture troublante et pleine d'émotions.

    L'image que je retiendrai :

    Celle d'Eduard trouvant un refuge, finalement, dans cet asile psychiatrique qui fut sa maison pendant plus de 30 ans.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2014/12/22/31011994.html


  • par (Libraire)
    16 janvier 2014

    Un livre très bien écrit qui relate la vie du fils cadet d'Albert Einstein qui passa la plupart de sa vie dans un asile psychiatrique de Zurich. Une relation fusionnelle avec sa mère, une relation conflictuelle et quasi inexistante avec son père. Un portrait du grand savant du point de vue familial où il apparait désarmé, fuyant face à la maladie de son fils ; pris dans la tourmente de l'Allemagne hitlérienne et de son exil aux États-Unis. On peut être un génie et un "mauvais père".


  • par (Libraire)
    30 octobre 2013

    " Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution "Albert Einstein.
    Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère Milena le conduit à l'asile. Il finira ces jours parmi les fous.
    Roman à trois voix, plein d'humanité.
    Laurent Seksik raconte avec un style fluide la tragédie d'un grand homme, la douleur d'une mère et la voix du fils oublié. Passionnant.


  • 20 septembre 2013

    Le nom Einstein est associé à Albert. Avant d'ouvrir ce livre, je ne savais pas que génie avait eu deux fils dont le cadet Edouard souffrait de schizophrénie, maladie déclaré à ses vingts ans. Ces deux enfants sont issus de son premier mariage avec Mileva femme dévouée à ses fils et plus particulièrement à Eduard. Il faut dire qu'Albert s'est détourné de son fils et de sa folie. Tandis que la guerre gronde, Albert émigre aux Etats-Unis avec sa nouvelle épouse. Edouard sera interné à l'hôpital psychiatre de Burghölzli en Suisse et sa mère ne vit que pour lui. Sacrifices compris.

    On plonge dans l'âme torturée d'Eduard qui admire et déteste ce père si célèbre. Sa souffrance est criante tout comme l'amour maternel de Mileva. Un amour qui dépasse toutes limites car elle veut qu'Eduard soit soigné correctement. Le nom Einstein étant souvent un barrage auprès des spécialistes qui s'affrontent car la psychanalyse en tant que traitement n'est pas partagée par tous. Si Eduard est atteint de schizophrénie, il est pourtant extrêmement intelligent. Dans sa nouvelle vie, Albert est obnubilé par travail mais la culpabilité envers son fils est bien réelle. Amputé des manifestations d'amour, il sera toujours maladroit avec son fils. Eduard ne sort guère de l'hôpital psychiatre. Spectateur du monde monde qui change, des années que porte plus difficilement sa mère.

    Ce roman polyphonique donne la parole à Eduard, à son père Albert et à sa mère. Il retrace le parcours sur plusieurs dizaines d'années de leur existence mettant à nu leurs pensées les plus intimes. Les remords sont communs à Albert Einstein et à Mileva. Ils ont perdu un premier enfant, une douleur enfermée à double tour dans une gangue de silence. Eduard est partagé par la fardeau de ce nom lourd à porter lié à son père et l'admiration. Il l'aime et le hait simultanément. Et Mileva si touchante, si dévouée qu'on a envie de prendre dans ses bras !
    Tous les trois se heurtent à des difficultés, chacun ayant sa vision qui ne correspond pas forcément à celle de l'autre. Difficile de ressentir de l'empathie pour Albert Einstein.

    Extrêmement bien construit et écrit, ce livre lève le voile sur Eistien personnage public en le décrivant dans les relations avec sa famille. Un père absent dont le fils Eduard est son talon d'Achille...
    Un roman passionnant, touchant et troublant à ne pas rater !


  • par (Libraire)
    19 septembre 2013

    l'autre Albert Einstein

    La vie d'Albert Einstein, à travers le regard de son fils.
    Père odieux, personnage peu sympathique. Envahi par ses recherches, et sa stature, il fut un père peu enviable....

    L'auteur, avec justesse, détail et simplicité, nous fait penetrer dans ce drame familial.
    Il nous fait découvrir un Albert Einstein, humain avec ses faiblesses.
    La solitude d'un grand chercheur qui savait pas parler à sa famille.
    Le drame est là, il arrive, et pourtant l'amour plane au dessus.Afficher la suite


  • par (Libraire)
    19 septembre 2013

    un autre Albert Einstein

    La vie d'Albert Einstein, à travers le regard de son fils....
    Père odieux, personnage peu sympathique. Envahi par ses recherches, et sa stature, il fut un père peu enviable.

    L'auteur, avec justesse, détail et simplicité, nous fait penetrer dans ce drame familial.
    Il nous fait découvrir un Albert Einstein, humain avec ses faiblesses.
    La solitude d'un grand chercheur qui savait pas parler à sa famille.
    Le drame est là, il arrive, et pourtant l'amour plane au dessus.


  • par (Libraire)
    10 septembre 2013

    Einstein père et fils

    Laurent Seksik signe avec ce nouveau roman un témoignage fort intéressant sur la vie du célèbre et brillantissime scientifique Albert Einstein.
    Celui-ci avait un fils Edouard qui fut déclaré schizophrène à l'âge de 20 ans, maladie qu'il a combattue jusqu'à la fin de sa vie, interné la plupart du temps.
    Einstein excellent scientifique mais piètre père de famille n'a jamais supporté l'idée d'avoir un fils malade et n'a jamais assumé son rôle vis à vis de cet enfant même au soir de sa vie. Parallèlement, Edouard a eu une mère exemplaire qui lui a été dévouée corps et âmes jusqu'à à en oublier sa propre vie.
    Laurent Seksik signe ici un roman émouvant, démontrant que la famille n'est pas toujours le meilleur remède pour s'occuper de ses enfants. Finalement c'est probablement en fréquentant de près des étrangers bienveillants, qu’Édouard réussit à préserver la fin de son existence. Les dernières pages du roman sont très belles, rien que pour elles, plongez dans ce récit très réussi.


  • 27 août 2013

    Un problème non résolu

    « Avoir pour père le génie du siècle ne m’a jamais servi à rien ». L’auteur de cette phrase n’est autre que le fils d’Albert Einstein, Eduard, schizophrène dès l’âge de 20 ans, qui passa le restant de son existence, soit 35 années, dans des institutions psychiatriques. Son père avait dit de lui : « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution.»

    C’est le drame d’une incompréhension entre un père et son fils que raconte Laurent Seksik dans ce roman aux allures de triptyque : la voix d’Eduard prise entre les récits de son père et de sa mère, la première épouse d’Albert Einstein, Mileva Maric.

    Incompréhension mais aussi solitude d’un homme prodigieusement doué, emprisonné dans une maladie psychique qu’aucun traitement ne parvint à guérir; mésentente d’un couple, Albert et Mileva, qui explosa laissant une femme amère et deux enfants jeunes, Hans-Albert et Eduard totalement désemparés; douleur d’une mère qui vit son cadet s’enfermer dans la psychose;  isolement d’un génie persécuté par les nazis, traqué par McCarthy, accusé tour à  tour d’être juif, communiste, pacifiste et père de la bombe atomique. Laurent Seksik brosse le portrait d’êtres malmenés par les épreuves au cœur d’une époque troublée. Il porte aussi  un éclairage inattendu sur l’homme qu’était le génial physicien.

    En dépit de quelques longueurs dans les tout derniers chapitres, « Le cas Eduard Einstein »  s’inscrit dans la lignée de  l’excellent « Les derniers jours de Stefan Zweig ».

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    5 août 2013

    Une étoile sans firmament

    Il y a peu de roman que j’ai refermé le cœur gros et c’est avec beaucoup d’émotions que j’ai terminé le nouveau roman de Laurent Seksik. Dans ce roman polyphonique il lève le voile sur un pan moins connu de la vie d’Albert Einstein, il nous plonge dans la folie de son deuxième fils Eduard. Atteint de schizophrénie, il est dès l’âge de 20 ans interné en hôpital psychiatrique, un univers qui va ponctuer le reste de sa vie jusqu’à en devenir sa demeure permanente. Dans un récit bien documenté, Laurent Seksik nous fait entendre à tour de rôle la souffrance d’Eduard, celle de sa mère Mileva, femme de sacrifice qui vit pour son fils nuit et jour, renonçant à tout : son travail, sa féminité, ses projets, et la voix énigmatique d’Albert Einstein, fuyant la folie de son fils dans le travail. Trois voix, trois récits, trois points de vue, c’est la force de ce roman, Laurent Seksik équilibre harmonieusement les émotions de ses personnages. C’est aussi une belle radioscopie de l’Europe des années sombres, un témoignage sur les débuts peu glorieux de la psychiatrie et surtout un regard éclairé sur les contradictions d’un si grand homme : Albert Einstein.


  • par (Libraire)
    23 juillet 2013

    La vérité d'un homme.

    Passionnant ! Un roman à trois voix qui raconte l'histoire vraie d'Albert Einstein et de sa première femme. Avec elle, il eut deux fils dont Eduard. Enfant brillant mais atteint de schizophrénie, Einstein dut se résoudre à laisser son fils derrière lui lorsqu'il prit la fuite pour les États-Unis. Ce livre raconte donc les relations difficiles qu'ils ont entretenues toutes leurs vies. La multiplication des points de vues permet au lecteur de bien saisir ce que chacun d'entre eux ressent. D'abord, il y a cette femme abandonnée et qui ne peut pardonner. On comprend aussi très bien les sentiments ambivalents d'un fils pas tout à fait normal pour un père qui ne l'était pas moins. Persuadé d'être une personnalité "toxique" pour son fils émotionnellement trop sensible, Einstein, tout génie qu'il fut, nous apparaît ici dans toute sa vérité : un homme avec ses failles, ses faiblesses, ses indécisions... Bref, j'ai beaucoup aimé ce livre !