• 19 mars 2010

    Ce livre est une merveille, une description du coup de foudre, de la passion qui fait tourner la tête et tout abandonner mais aussi d’une passion plus dangereuse, celle du jeu. Stefan Zweig décrit un homme pris, possédé par la fièvre du casino. Et à travers l’observation des mains de cet homme, on ressent l’espoir, l’inquiétude, la joie, la folie engendrée du jeu. Ses mains deviennent des êtres à part entières soumis aux pulsions, aux tensions et aux émotions les plus fortes, les plus extrêmes. Madame C. va vouloir, en tout bien tout honneur, sauver cet homme de cette passion destructrice. Mais elle va s’éprendre de cet homme, de cet amour aveugle et têtu qui se moque de la raison, des convenances.

    Du grand art… sublime et magistral ! Et j’ai succombé à cette lecture sans aucune retenue. Je n’étais plus lectrice mais j’étais à la table de ce Casino, le regard anxieux, les mains tremblantes, le cœur qui bat la chamade. Ma respiration saccadée et haletante, s’accordait à la roulette et aux bruits des pièces jetées sur le tapis… j’attendais, je priais et j’espérais. Puis, le sang m’est monté aux tempes, le désir de gagner, cette obsession plus forte que tout et qui vous fait tout oublier.
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