Etat de terreur

Louise Penny, Hillary Rodham clinton

Actes Sud

  • 5 mai 2022

    thriller politique

    Je n’ai pas pu résister à ce nouveau roman de Louise Penny qui ne mette pas en scène Armand Gamache (quoi que), et écrit à 4 mains avec l’ancienne secrétaire d’état Hillary Clinton.

    La lecture commence sur les chapeaux de roues et le rythme ne faiblit pas. Ce qui m’a un peu fait grincer des dents au vue du nombre de trajets en avion à travers la planète qu’effectue la personnage principale. Ce sera mon seul bémol.

    J’ai également été surprise au début de ma lecture de ne trouver que des personnages féminins. C’est bien, ça change.

    J’ai dévoré ce thriller politique dont Ellen, la toute nouvelle secrétaire d’état, se démène pour éviter que des terroristes ne se servent de bombes nucléaires.

    J’ai aimé les leitmotivs du récit : les portes de placards fermées anxiogènes ; la citation qui gouverne l’action du roman « When thou hast done, thou hast not done, for I have more » (quand tu as fait, tu n’as pas tout fait, car j’en ai encore) ; il faut garder ses amis prêt de soi et ses amis encore plus proche.

    J’ai été étonnée que les Pathans (connus chez nous sous le nom de Pachtounes) soient considérés comme des terroristes.

    J’ai aimé la relation d’Ellen avec son amie de toujours et conseillère, Betsy. Leur communication codée commençant par : … entre dans un bar. Par exemple, l’une commence la phrase : un complément circonstanciel mal placé entre dans un bar. Et la seconde répond.

    J’ai découvert l’Azhi Dahaka : le mal incarné dans la mythologie perse.

    J’ai aimé les sous-verres, dans le bar de Washington D.C. dans lequel se retrouvent personnels de la Maison Blanche et journalistes, sur lesquels se trouvent des caricatures des hommes et femmes politiques.

    Ellen demande souvent à ses interlocuteurs de dire la vérité, et elle-même fait en sorte de toujours la dire. Mais est-ce si facilement possible dans notre monde compliqué ?

    Un polar politique pas si loin de la réalité, ce qui fait forcément frémir.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des ennemis de l’intérieur. Une autre image des Etats-Unis.